Vous saisissez votre dague, et l'homme détourne les yeux alors que vous allez le frapper. « Merci encore, dit-il, merci, car je n'aurai plus l'occasion de vous remercier. » Vous projetez votre bras en avant, et vous fermez les yeux au moment où la lame va pénétrer dans sa poitrine. Mais jamais votre couteau n'atteindra sa cible car votre main est soudain saisie par une poigne de fer. Vous ouvrez les yeux, et vous voyez alors un sourire démoniaque se peindre sur le visage de l'homme. Il vous a berné ! Jamais il n'a voulu mettre fin à ses jours : il avait seulement besoin d'une arme pour se débarrasser de ses geôliers. Et vous lui avez fourni cette arme. Il écrase votre main contre les barreaux de sa cellule, vous obligeant à lâcher le poignard qui tombe à ses pieds. La colère qui est alors la vôtre se transforme en terreur, car il ne vous lâche pas pour autant : il se baisse, ramasse le poignard, et en applique la pointe contre votre cou. « Je suis désolé, mon ami, mais je ne peux prendre le risque de vous laisser révéler aux autres que je suis armé. Mes compagnons et moi devons nous libérer à tout prix, et nous le ferons lorsque les geôliers nous apporteront le prochain repas. Je suis vraiment désolé que le prix de notre liberté soit si élevé... pour vous. » A ces mots, la lame du poignard s'enfonce profondément dans votre cou, et votre aventure se termine ici.