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Vous êtes presque seul à présent, et les derniers amis du Frère Meyna'ch vont bientôt disparaître, lorsqu'ils sont bousculés par un homme qui surgit dans la pièce en soufflant et en haletant. «Je suis en retard... j'en ai pour une minute... attendez-moi... ne commencez- pas sans... Où est ma toge ? Où est mon masque ? » Votre sang ne fait qu'un tour alors qu'il s'immobilise, complètement sidéré, devant les patères qui ne supportent plus rien, et les étagères vides. « Il n'y a plus rien », dit-il d'un air piteux prenant les rares personnes dans la pièce à témoin. « Quelqu'un a pris mon masque, ajoute-t-il d'un air malheureux. Quelqu'un... Attendez! Frères! Quelqu'un a pris mon masque ! » Son regard tombe alors sur vous : « Le voilà ! Désolé, Frère, mais vous avez pris mon masque par erreur. Je le reconnais bien, car il a une dent brisée. Donnez-le moi. » Et avant que vous ayez pu esquisser le moindre geste, il saisit le masque, et l'enlève de votre tête. En voyant votre visage, ses yeux s'arrondissent : « Mais qui êtes-vous ? » demande une voix. Vous hésitez - trop - avant d'imaginer une réponse à leur faire. La surprise est passée. « Frères, Frères, hurle une autre voix, ii y a un intrus parmi nous. » A ces mots, une dizaine d'hommes font irruption dans la pièce, et se précipitent sur vous. Il n'y a pas d'autre issue pour vous que de les suivre jusqu'à la cellule où ils vous emmènent, une cellule d'où il est impossible de s'évader. Et c'est en regardant votre accoutrement ridicule, que vous comprenez alors que votre aventure se termine ici.